(Version française ci-dessous)
A project that holds space for collective ecological listening, meant as a deliberate human act of connecting to a broader environmental and relational system through sound. It will unfold through collective bike rides in Brussels, field recording, sonic cartography, narration, reflection, and collective creation. In collaboration with cycling associations, schools, and cultural centres, the project brings together and amplifies diverse perspectives and ways of knowing, exploring the complexity of urban life through slow and embodied modes of attention. It will generate agreed forms of restitution, including a sonic map, a shared soundscape, and a number of performances.
The bicycle has always been a faithful companion. From my first BMX as a child, to race bikes in my twenties, and later the discovery of bikepacking, my relationship with cycling shifted from a performance-driven practice to a more political and mindful one.
My bike became my primary mode of transport, from daily commutes to holidays. During the pandemic, it turned into a true instrument of freedom, letting me cross borders just to be with the person I love.
In Brussels, I began volunteering as a bike mechanic and trainer for newcomers. I came to embrace the bicycle’s social potential and its pollution-free, silent, human‑scaled vision of mobility—an invitation to rethink how we inhabit and share public space.
Gradually, cycling evolved from a means of moving through the city into a way of experiencing reality itself: while pedalling, I realized that cyclists inhabit a peculiar sonic condition. This auditory experience is shaped by relative speed, proximity to cars, and the wider distances covered compared to walking. The bicycle becomes a technological mediator—an instrument for shaping together a sonic cartography, transforming the journey into an opportunity for ecological, critical, and collective listening.
This project brings together people who experience Brussels by bikes, for commuting, for fun, socially or alone. Those who cycle regardless of weather or problematic infrastructures.
Together, we will collectively listen to our city, exchange, record, map, and transform the city’s soundscape into a shared sonic cartography. Finally, we will make sound art with it together.

Ce projet de recherche artistique crée un espace d’écoute écologique collective, envisagée comme une pratique de connexion, par le son, aux dimensions environnementales, sociales et relationnelles qui façonnent notre expérience du monde. À travers des balades à vélo collectives dans Bruxelles, des enregistrements de terrain, des cartographies sonores, des récits, des moments de réflexion et de création partagée, il invite à porter une attention lente et incarnée aux réalités urbaines. Développé avec des associations cyclistes, des écoles et des centres culturels, il valorise une diversité de voix afin d’explorer la complexité de la ville. Le projet donnera lieu à des formes de restitution co-construites, notamment une carte sonore, un paysage sonore partagé et plusieurs performances.
Le vélo a toujours été un compagnon fidèle. De mon premier BMX enfant aux vélos de course de ma vingtaine, puis à la découverte du bikepacking, ma pratique du cyclisme est progressivement passée d’une logique de performance à une approche plus politique et attentive.
Mon vélo est devenu mon principal moyen de déplacement, pour les trajets du quotidien comme pour les voyages. Pendant la pandémie, il s’est transformé en véritable instrument de liberté, me permettant de traverser les frontières pour rejoindre la personne que j’aime.
À Bruxelles, j’ai commencé à m’engager comme mécanicien et formateur bénévole. J’y ai découvert le potentiel social du vélo, ainsi que sa vision de la mobilité : non polluante, silencieuse et à échelle humaine. Une invitation à repenser notre manière d’habiter la ville et de partager l’espace public.
Peu à peu, le vélo a cessé d’être un simple moyen de traverser la ville pour devenir une manière d’expérimenter le réel. En pédalant, j’ai pris conscience que les cyclistes évoluent dans une condition sonore singulière, façonnée par la vitesse relative, la proximité des voitures et les distances parcourues, plus étendues qu’à pied. Le vélo devient alors un médiateur technologique, un instrument permettant de construire une cartographie sonore partagée et de transformer le déplacement en une opportunité d’écoute écologique, critique et collective.
Ce projet rassemble celleux qui parcourent Bruxelles à vélo : pour se déplacer, pour le plaisir, en groupe ou en solitaire. Celleux qui pédalent malgré la pluie, le vent ou des infrastructures parfois inadéquates.
Ensemble, nous écouterons la ville, enregistrerons ses sons, les cartographierons et partagerons nos expériences. À partir de cette matière partagée, nous créerons également des œuvres sonores collectives.
